Ma peur hurlera Jan09

Ma peur hurlera

Une pensée. Qui vient. Et revient. Et mon regard je détourne. Je focalise mon attention sur le beau. Au bout de dix fois elle me demande si elle peut s’exprimer avant de s’en aller. Et je lui dis d’accord, vas-y, tu en meurs d’envie. Et pendant qu’elle parle à travers mes lèvres Je ressens l’angoisse envahir ma plèvre. Je la regarde en colère : – Madame la Peur, je t’avais dit que je ne voulais plus de toi dans ma vie ! – Oui mais tu dois absolument m’écouter car j’ai des craintes très importantes à te donner ! Et elle me prend toute ma parole, tout mon corps, toute mon âme. Maintenant mon cœur est serré. J’ai envie de vomir la Dame. Et ça gangrène chacun de mes membres bandés. Ma vie défile sous mes yeux englués. Je lui demande d’arrêter de parler : – Regarde le beau, le merveilleux, le factuel ! L’instant présent ! Je suis avec ma petite sœur que j’aime, je discute plaisamment avec elle. Et toi tu arrives avec tes gros sabots de dentelle. Je ne veux plus entendre tes histoires et tes tourments. Tu ne m’as jamais aidée Le pire tu ne m’as jamais évité Madame la Peur, tu n’étais pas là Quand la brûlure de mon âme j’ai vécu ici bas. – Oui mais j’étais là quand… et tu vois j’avais raison parce que… – Tais-toi. Tais-toi parce que quand tu t’imprimes dans chacune de mes cellules, dans chacun de mes os Tu prends les commandes de mon âme, tu prends les commandes de mon corps en lambeaux. Tu es une envahisseuse, ma Peur Les attitudes tu as, pour attirer le malheur Tu pues la mort, ma Peur Les vautours se déploient sur toi et sur...

Elle connaît le chemin...

« Jusqu’à ce qu’on se soit engagé, on a toujours la possibilité de faire marche arrière sans que cela ait d’incidence. Il y a une vérité toute simple, qui s’applique à tout acte d’initiative (et de création), dont l’ignorance détruit d’innombrables idées et de superbes projets : c’est au moment où l’on s’engage définitivement que la providence se met elle aussi en mouvement. Toutes sortes de choses, qui dans d’autres circonstances ne se seraient pas produites, se produisent alors pour nous aider. Un flot d’événements naissent de la décision, mettant en place, en notre faveur, différents incidents inattendus, des rencontres et une aide matérielle qu’aucun homme n’aurait pu imaginer trouver sur son chemin. Quoique vous puissiez faire ou rêviez de faire, commencez ! L’audace a du génie, de la magie et de la puissance en elle. Commencez dès maintenant ! » Goethe Je suis prête à accueillir l’aide, la puissance, la paix, la joie, l’harmonie et la richesse personnelle et intérieure pour marcher dans l’accomplissement de mon projet. Hier j’ai demandé à la pleine lune de me montrer le bon chemin, le sable a accueilli mes pas et mes rêves, et les vagues ont murmuré en mon cœur de faire corps avec elles. Aujourd’hui est le dernier jour où je peux tout arrêter gentiment sans que cela fasse la moindre vague. Et j’ai décidé de marcher dans la lumière qui brûle en mon cœur. Elle connait le...

Ma louve Mai26

Ma louve

« Ma petite Louve », je ne dirai jamais plus ces mots. Avec qui irai-je au parc canin maintenant, m’asseoir sur un tronc de bois et te regarder danser ? Avec qui irai-je faire des câlins aux arbres, sans ton regard bienveillant de petite Sauvageonne ? Avec qui irai-je courir, moi qui rêvais de te voir grandir ? J’ai passé des heures à discuter avec des inconnus pour te montrer que le monde est beau, et que tu ne devais pas être si craintive ma Doudou. À te féliciter car tu te laissais approcher par des étrangers. Dimanche tu as accepté de te laisser caresser le museau, j’étais si fière de toi ! Tu fêtais tes sept mois hier et hier tu es partie dans la nuit. On ne saura jamais pourquoi. Mais ce que je sais, c’est que ta nature sauvage m’a beaucoup appris. Tu m’as appris à écouter mon instinct et ce qui est bon pour moi. Tu étais si rigolote à courir après les moucherons alors que dix chiens voulaient bien jouer en ta compagnie. Les moucherons avaient à tes yeux bien plus de valeur pour toi. Petite Effrontée, petite Liberté. Mais surtout, tu m’as appris ce que voulait dire apprivoiser un être que l’on aime. Patience, douceur, félicitations et te parler, beaucoup te parler. T’accueillir, ouvrir mon cœur, et te laisser venir à moi. Attendre que tu fasses le premier pas si tu le désirais. Accepter si tu t’en allais. Parce que je t’aimais. Et que parfois j’aurai voulu que l’on m’aime ainsi. Ma petite Louve, ton « anima », ton souffle et ton esprit coulent maintenant dans mon sang. Tu es la reine de la meute, la Guerrière et la Protectrice. Puisses-tu me Protéger et Protéger ma petite sœur ta maîtresse et ta...