L’amour émane de l’intérieur Jan06

L’amour émane de l’intérieur...

A ce moment-là, ils m’aimaient. J’ai compris que tout ce que je recherchais depuis ma naissance provenait en fait de moi et non d’eux. Leur amour pour moi provenait de mon cœur. C’était ma réalité. C’était donc ma vérité. Ils m’aimaient.   Plutôt que de plier sous les croyances habituelles et dysfonctionnelles de mon mental – le rejet et l’abandon – mon âme venait de créer une croyance d’amour. J’étais en pleine conscience sur mon corps tourmenté par mes émotions, je l’observais, je l’accueillais, et je lui demandais ce qu’il voulait me dire depuis plusieurs heures. Mon cœur était tordu comme un shibari de nœuds coulants. Plus j’essayais de diriger mes pensées afin de m’échapper de la situation qui me causait cet étranglement, plus les cordes se resserraient. Je courais après leur amour depuis neuf ans. Alors que leur amour se cachait en mon cœur, et ne pouvait provenir que de lui. Créer une croyance d’amour était en fait aussi simple qu’une visualisation sautant de mon intérieur et prenant vie sous mes paupières fermées. Ils étaient debout et droits devant moi, me tenaient les deux mains, dessinant deux anneaux réunis et ouverts l’un à l’autre; et ils me disaient les yeux dans les yeux : « Je t’aime Rosalie ». Cela me paraissait maintenant si facile.   J’ai choisis d’y croire. Le revers de ma main a essuyé ma dernière larme de souffrance comme un soulagement intense, et ressentis mon cœur s’ouvrir abondamment, se dénouant et coulant chaud dans tout mon corps. Une grande joie et paix m’ont envahie. Avec ce sentiment de vivre ce qui était juste. Mon ventre a soudain crié famine. Je n’avais pas mangé depuis 48h. Envahie par mes émotions, mon corps avait fait grève pour la fin. J’ai ré-ouvert les yeux,...

Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie Nov27

Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie...

Hier je discutais avec une sophrologue également en 3e année de psychologie, et qui a une cinquantaine d’années. Elle me disait : « C’est super que tu fasses tout ce travail sur toi à ton âge, tu gagnes du temps, cela va tellement te servir. Moi j’ai du attendre de me dire que je n’en pouvais plus et que si je continuais dans cette voix, j’allais mourir. Donc bravo à toi ! » Et j’entends tellement cela, de la part d’amis principalement trentenaires, quarantenaires, cinquantenaires, qui font ce travail. Mais aussi de la part de tous les thérapeutes que j’ai choisis comme guide pour m’éduquer et m’élever dans l’école de « devenir qui je suis ». Ces encouragements me touchent en profondeur, ils sont du baume au cœur. Ils me confirment dans ce cheminement personnel, et je choisis d’y aller chaque matin de ma vie. Mais je ne mérite pas d’honneurs ou de médaille. Car moi aussi je me suis dit cela, que je n’en pouvais plus, et que si l’on continuait à me forcer dans cette voie j’allais mourir. Je dis « on » car j’avais 11 ans, et j’étais tributaire de mes parents et des mes professeurs.   Cette crise est juste venue plus tôt. Le point de départ était la souffrance. Et le développement personnel était la réponse que j’ai trouvée pour survivre, et quelques années plus tard pour choisir de vivre. Il y a eu entre temps plusieurs étapes et électrochocs. Je me suis promis à ce moment-là de ne jamais oublier ce que cela faisait d’être un enfant et d’être ainsi par définition privée d’autonomie. J’avais la sensation brûlante et criante de ne pouvoir diriger mon libre-arbitre comme je l’entendais, de me taper contre des murs. Je ressentais des émotions très fortes, et très violentes....

Elle connaît le chemin...

« Jusqu’à ce qu’on se soit engagé, on a toujours la possibilité de faire marche arrière sans que cela ait d’incidence. Il y a une vérité toute simple, qui s’applique à tout acte d’initiative (et de création), dont l’ignorance détruit d’innombrables idées et de superbes projets : c’est au moment où l’on s’engage définitivement que la providence se met elle aussi en mouvement. Toutes sortes de choses, qui dans d’autres circonstances ne se seraient pas produites, se produisent alors pour nous aider. Un flot d’événements naissent de la décision, mettant en place, en notre faveur, différents incidents inattendus, des rencontres et une aide matérielle qu’aucun homme n’aurait pu imaginer trouver sur son chemin. Quoique vous puissiez faire ou rêviez de faire, commencez ! L’audace a du génie, de la magie et de la puissance en elle. Commencez dès maintenant ! » Goethe Je suis prête à accueillir l’aide, la puissance, la paix, la joie, l’harmonie et la richesse personnelle et intérieure pour marcher dans l’accomplissement de mon projet. Hier j’ai demandé à la pleine lune de me montrer le bon chemin, le sable a accueilli mes pas et mes rêves, et les vagues ont murmuré en mon cœur de faire corps avec elles. Aujourd’hui est le dernier jour où je peux tout arrêter gentiment sans que cela fasse la moindre vague. Et j’ai décidé de marcher dans la lumière qui brûle en mon cœur. Elle connait le...

L’arbre et le refuge Mai25

L’arbre et le refuge...

« Aimez les pauvres, ne les blâmez pas trop… rappelez-vous que les pauvres sont encore plus sensibles à votre comportement qu’à votre aide. » Sœur Rosalie Rendu. Décorée de la Croix de la Légion d’honneur par Napoléon III Cette femme a été mon premier modèle humain, mes parents m’ont donné son nom car ils aimaient cette personne, et j’ai passé mon enfance à lire son histoire et rêver de faire le même métier qu’elle. Puis j’ai abandonné l’idée car j’aimais trop la créativité et l’expression de la Mode et ses couleurs, et souhaitais être amoureuse ! Mes parents m’ont rassurée un jour : je pouvais aider les gens plus tard sans être bonne sœur ! Joie dans mon cœur. Puis je me suis perdue, ai découvert la dépression et la mort de l’âme à onze ans, les livres de psychologie, de nombreuses renaissances et me voilà aujourd’hui diplômée d’Etat d’éducateur sportif. Éducateur sportif ? Le fitness permet de se reconnecter à son corps, pour vivre. Je vis, et je souhaite aider les gens à vivre. Je pensais la boucle bouclée. C’était sans compter la promesse que j’avais faite aux pauvres et à la modèle de mon enfance. Promesse qui se réveille dans mes lectures, musiques, rencontres et expériences de la vie. Une quête de vision s’est enclenchée malgré moi et me voilà emplie de réponses. Et de questions. ♡♡♡ Qui sont les pauvres aujourd’hui ? Je vois des pauvres partout. Des carencés de l’amour, de l’amour de soi et de l’amour des autres. Des carencés de tendresse et de douceur, de respect de soi et du respect des autres. Des carencés de la bienveillance, du non-jugement et du partage. Des carencés qui ne demandent qu’à libérer leur parole, et être entendus et accueillis dans leur vulnérabilité...

Renaissance Mai02

Renaissance

Il y a deux façons de mettre fin à sa vie. En se tuant psychiquement et physiquement. Ou en remplaçant les actes d’auto-destruction par des actes d’amour envers soi-même. Cela s’appelle la Renaissance. La transition est longue; l’adaptation, en dent de scie comme les battements de son cœur. Mais la force de l’amour est bien plus grande encore. Car le cœur bat, et l’âme...