L’amour émane de l’intérieur Jan06

L’amour émane de l’intérieur...

A ce moment-là, ils m’aimaient. J’ai compris que tout ce que je recherchais depuis ma naissance provenait en fait de moi et non d’eux. Leur amour pour moi provenait de mon cœur. C’était ma réalité. C’était donc ma vérité. Ils m’aimaient.   Plutôt que de plier sous les croyances habituelles et dysfonctionnelles de mon mental – le rejet et l’abandon – mon âme venait de créer une croyance d’amour. J’étais en pleine conscience sur mon corps tourmenté par mes émotions, je l’observais, je l’accueillais, et je lui demandais ce qu’il voulait me dire depuis plusieurs heures. Mon cœur était tordu comme un shibari de nœuds coulants. Plus j’essayais de diriger mes pensées afin de m’échapper de la situation qui me causait cet étranglement, plus les cordes se resserraient. Je courais après leur amour depuis neuf ans. Alors que leur amour se cachait en mon cœur, et ne pouvait provenir que de lui. Créer une croyance d’amour était en fait aussi simple qu’une visualisation sautant de mon intérieur et prenant vie sous mes paupières fermées. Ils étaient debout et droits devant moi, me tenaient les deux mains, dessinant deux anneaux réunis et ouverts l’un à l’autre; et ils me disaient les yeux dans les yeux : « Je t’aime Rosalie ». Cela me paraissait maintenant si facile.   J’ai choisis d’y croire. Le revers de ma main a essuyé ma dernière larme de souffrance comme un soulagement intense, et ressentis mon cœur s’ouvrir abondamment, se dénouant et coulant chaud dans tout mon corps. Une grande joie et paix m’ont envahie. Avec ce sentiment de vivre ce qui était juste. Mon ventre a soudain crié famine. Je n’avais pas mangé depuis 48h. Envahie par mes émotions, mon corps avait fait grève pour la fin. J’ai ré-ouvert les yeux,...

Viens, mon cœur prend ton cœur Déc13

Viens, mon cœur prend ton cœur...

Tu si forte, tu es si belle, tu es en vie. Viens, mon cœur prend ton cœur, Ta décision est sage, digne, noble. Six ans que j’attends que tu sortes de ta chambre noire, que tu parles, et que tu prennes cette décision courageuse. Viens, mon cœur prend ton cœur, Vomir ensemble ce que tu as vécu, Pour t’offrir un avenir, un espoir, et qu’enfin tu vives Viens, mon cœur prend ton cœur, Parce que tu ne supportes plus que l’on te touche Mais je te promets, forte comme tu es, Un jour c’est toi, qui me prendras la main. Viens, mon cœur prend ton cœur, Tu es si forte, tu es si belle, Et puis tu...

Trois bisous Déc11

Trois bisous

Hier soir j’intervenais auprès de l’enfant avec autisme de sept ans, dans une méthode pour l’aider à s’éveiller (3i). Déjà il m’a accueillie en disant « coucou Rosalie ». Waw c’est la première fois qu’il me parle, il s’éveille tout juste à la parole. Ensuite, comme d’habitude, il tourne beaucoup en rond, en balbutiant, et en faisant des sauts (des squats sautés, j’adore !). Et comme la méthode est basée entra autre sur l’imitation afin de lui montrer que je l’accepte, je fais comme lui. Alors, j’ai l’idée de joue à la « statue ». Quand je prononce ce mot, on s’immobilise tous les deux, et moi je fais des mimiques, et le félicite chaudement. Ça a super bien fonctionné, il s’arrêtait à chaque fois en me regardant et attendant mon signal pour repartir, ce qui montre une forte concentration, et une forte connexion entre nous deux ! Il était là ! Le reste de la séance était très fort en échanges sur tous les jeux. A la fin, je lui dis aurevoir, et pour la première fois aussi, il me tend sa joue trois fois, pour que j’y dépose trois bisous. Mon cœur était tout doux. Avec les adultes aussi, on devrait choisir d’apprendre la patience, accueillir l’autre dans son fonctionnement spécifique et sa différence sans jugement. Et être à l’écoute de ses moindres signaux d’ouverture, de connexion, et...

Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie Nov27

Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie...

Hier je discutais avec une sophrologue également en 3e année de psychologie, et qui a une cinquantaine d’années. Elle me disait : « C’est super que tu fasses tout ce travail sur toi à ton âge, tu gagnes du temps, cela va tellement te servir. Moi j’ai du attendre de me dire que je n’en pouvais plus et que si je continuais dans cette voix, j’allais mourir. Donc bravo à toi ! » Et j’entends tellement cela, de la part d’amis principalement trentenaires, quarantenaires, cinquantenaires, qui font ce travail. Mais aussi de la part de tous les thérapeutes que j’ai choisis comme guide pour m’éduquer et m’élever dans l’école de « devenir qui je suis ». Ces encouragements me touchent en profondeur, ils sont du baume au cœur. Ils me confirment dans ce cheminement personnel, et je choisis d’y aller chaque matin de ma vie. Mais je ne mérite pas d’honneurs ou de médaille. Car moi aussi je me suis dit cela, que je n’en pouvais plus, et que si l’on continuait à me forcer dans cette voie j’allais mourir. Je dis « on » car j’avais 11 ans, et j’étais tributaire de mes parents et des mes professeurs.   Cette crise est juste venue plus tôt. Le point de départ était la souffrance. Et le développement personnel était la réponse que j’ai trouvée pour survivre, et quelques années plus tard pour choisir de vivre. Il y a eu entre temps plusieurs étapes et électrochocs. Je me suis promis à ce moment-là de ne jamais oublier ce que cela faisait d’être un enfant et d’être ainsi par définition privée d’autonomie. J’avais la sensation brûlante et criante de ne pouvoir diriger mon libre-arbitre comme je l’entendais, de me taper contre des murs. Je ressentais des émotions très fortes, et très violentes....

Au murmure des actions de ton coeur Nov20

Au murmure des actions de ton coeur...

Aujourd’hui c’est ton anniversaire, toi la personne la plus importante de ma vie. Depuis ta naissance je veille sur toi, j’ai vu chacune de tes évolutions, chacun de tes pas, j’ai pleuré à la vue de tes larmes couler sur ta doudoune rose, et tes cheveux plaqués par la pluie et la fuite. J’ai ris à tes sourires, à tes manières, à tes excentricités, à chacun de tes looks créatifs, à ton amour pour les animaux, pour les abeilles aux poils si fluffy, pour les mouches si douces, pour tes rats aux coussinets si délicats dans la paume de tes mains, pour les colonies de gendarme que tu observais s’accoupler, puis attristée et trahie de les voir coloniser le jardin de la voisine. Et plus tard je t’ai vue sauver tes chiens de la rue, de la SPA, t’ouvrir au monde, me reparler, m’écouter, et maintenant nous rions pour un regard, pour une mimique, pour une grimace. Nous échangeons nos livres, nos vidéos, nos interrogations, nos craintes, nos rêves, nos absences de rêves, et nos espoirs réanimés. Tu détestes que je parle de toi, que je « t’expose », mais je ne sais pas comment cacher plus longtemps au monde mon amour pour toi, et la personne si merveilleuse que tu es. Parce que bientôt le monde entendra parler de toi, peut-être pas au son de ta voix, mais au murmure des actions que ton cœur et ta puissance intérieure vont écrire et mettre en place du bout de tes doigts. J’ai cette chance d’être acceptée dans ta vie et d’ainsi être aux premières loges de ta splendeur. Et puis, c’est toujours quand les gens meurent qu’on leur écrit l’amour que l’on a pour eux. Moi j’en ai marre de pleurer en écrivant mes lettres et...