Pousse la porte et prends ma main

Pour écrire les statuts de ma société Lalie’up, mon expert-comptable me demande de lister toutes les activités que je souhaite développer.
Je lui réponds alors : « Génial, je vais te donner tous mes projets à 10 ans ! », il me dit que ce n’est pas la peine, à 2 ou 3 ans c’est déjà bien, et pas 3 pages de word…!

Ah, comment faire, en plus les données changent tous les jours, car tous les jours je rencontre de nouvelles personnes qui apportent des éléments complémentaires qui me font partir à 90°, puis à 30°, et retour à 90° dans l’autre sens. Avec le sentiment que c’est toujours plus juste, plus fin, plus fort.
La vision et l’objectif sont les mêmes, c’est « juste » la mise en oeuvre qui change. Dans un an on devra créer d’autres statuts alors ?

Les verbes sont « organiser (4 fois), créer (3 fois), ouvrir (3 fois), aider (3 fois), partager, réaliser, accompagner, écrire, bloguer, interviewer, former, rechercher et développer, stimuler, rêver, valoriser, animer, accueillir, écouter, recommander, reconnecter ».
L’animation de « cours fitness postural, de pilates, de yoga, auprès d’adultes, d’ados, d’enfants, avec ou sans spécificité comme l’autisme » arrive à la dernière ligne, la ligne 20.

A 20 ans, je recherchais un métier pour avoir de l’argent pour réaliser tous mes rêves. Le fitness me semblait un super job alimentaire.
Et puis j’y ai découvert tellement de choses en accord avec ma personnalité, je m’y suis épanouie et j’ai voulu y rester quand j’ai vu que je pouvais connecter le fitness avec le développement personnel.
En écrivant la ligne 20, je me suis pourtant dit, mince, que se passe t’il, pourquoi l’animation de cours fitness arrive t’elle si tard, je vais me reconnecter à mon cœur pour savoir ce qu’il veut.

Ou alors, peut-être que justement, je suis vraiment, connectée à lui.

Ça me fait flipper. Mon cœur me dit que, il est peut-être temps d’avancer.
Il n’y a rien à perdre, tout à gagner.
La Rosalie maman regarde la petite Rosalie.
Allez, pousse la porte, prends ma main, je te promets, ça va bien se passer.