Trois bisous Déc11

Trois bisous

Hier soir j’intervenais auprès de l’enfant avec autisme de sept ans, dans une méthode pour l’aider à s’éveiller (3i). Déjà il m’a accueillie en disant « coucou Rosalie ». Waw c’est la première fois qu’il me parle, il s’éveille tout juste à la parole. Ensuite, comme d’habitude, il tourne beaucoup en rond, en balbutiant, et en faisant des sauts (des squats sautés, j’adore !). Et comme la méthode est basée entra autre sur l’imitation afin de lui montrer que je l’accepte, je fais comme lui. Alors, j’ai l’idée de joue à la « statue ». Quand je prononce ce mot, on s’immobilise tous les deux, et moi je fais des mimiques, et le félicite chaudement. Ça a super bien fonctionné, il s’arrêtait à chaque fois en me regardant et attendant mon signal pour repartir, ce qui montre une forte concentration, et une forte connexion entre nous deux ! Il était là ! Le reste de la séance était très fort en échanges sur tous les jeux. A la fin, je lui dis aurevoir, et pour la première fois aussi, il me tend sa joue trois fois, pour que j’y dépose trois bisous. Mon cœur était tout doux. Avec les adultes aussi, on devrait choisir d’apprendre la patience, accueillir l’autre dans son fonctionnement spécifique et sa différence sans jugement. Et être à l’écoute de ses moindres signaux d’ouverture, de connexion, et...

Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie Nov27

Tant qu’il y a de l’espoir, il y a de la vie...

Hier je discutais avec une sophrologue également en 3e année de psychologie, et qui a une cinquantaine d’années. Elle me disait : « C’est super que tu fasses tout ce travail sur toi à ton âge, tu gagnes du temps, cela va tellement te servir. Moi j’ai du attendre de me dire que je n’en pouvais plus et que si je continuais dans cette voix, j’allais mourir. Donc bravo à toi ! » Et j’entends tellement cela, de la part d’amis principalement trentenaires, quarantenaires, cinquantenaires, qui font ce travail. Mais aussi de la part de tous les thérapeutes que j’ai choisis comme guide pour m’éduquer et m’élever dans l’école de « devenir qui je suis ». Ces encouragements me touchent en profondeur, ils sont du baume au cœur. Ils me confirment dans ce cheminement personnel, et je choisis d’y aller chaque matin de ma vie. Mais je ne mérite pas d’honneurs ou de médaille. Car moi aussi je me suis dit cela, que je n’en pouvais plus, et que si l’on continuait à me forcer dans cette voie j’allais mourir. Je dis « on » car j’avais 11 ans, et j’étais tributaire de mes parents et des mes professeurs.   Cette crise est juste venue plus tôt. Le point de départ était la souffrance. Et le développement personnel était la réponse que j’ai trouvée pour survivre, et quelques années plus tard pour choisir de vivre. Il y a eu entre temps plusieurs étapes et électrochocs. Je me suis promis à ce moment-là de ne jamais oublier ce que cela faisait d’être un enfant et d’être ainsi par définition privée d’autonomie. J’avais la sensation brûlante et criante de ne pouvoir diriger mon libre-arbitre comme je l’entendais, de me taper contre des murs. Je ressentais des émotions très fortes, et très violentes....

Au murmure des actions de ton coeur Nov20

Au murmure des actions de ton coeur...

Aujourd’hui c’est ton anniversaire, toi la personne la plus importante de ma vie. Depuis ta naissance je veille sur toi, j’ai vu chacune de tes évolutions, chacun de tes pas, j’ai pleuré à la vue de tes larmes couler sur ta doudoune rose, et tes cheveux plaqués par la pluie et la fuite. J’ai ris à tes sourires, à tes manières, à tes excentricités, à chacun de tes looks créatifs, à ton amour pour les animaux, pour les abeilles aux poils si fluffy, pour les mouches si douces, pour tes rats aux coussinets si délicats dans la paume de tes mains, pour les colonies de gendarme que tu observais s’accoupler, puis attristée et trahie de les voir coloniser le jardin de la voisine. Et plus tard je t’ai vue sauver tes chiens de la rue, de la SPA, t’ouvrir au monde, me reparler, m’écouter, et maintenant nous rions pour un regard, pour une mimique, pour une grimace. Nous échangeons nos livres, nos vidéos, nos interrogations, nos craintes, nos rêves, nos absences de rêves, et nos espoirs réanimés. Tu détestes que je parle de toi, que je « t’expose », mais je ne sais pas comment cacher plus longtemps au monde mon amour pour toi, et la personne si merveilleuse que tu es. Parce que bientôt le monde entendra parler de toi, peut-être pas au son de ta voix, mais au murmure des actions que ton cœur et ta puissance intérieure vont écrire et mettre en place du bout de tes doigts. J’ai cette chance d’être acceptée dans ta vie et d’ainsi être aux premières loges de ta splendeur. Et puis, c’est toujours quand les gens meurent qu’on leur écrit l’amour que l’on a pour eux. Moi j’en ai marre de pleurer en écrivant mes lettres et...

Une fois dans leur vie Nov16

Une fois dans leur vie...

Depuis trois jours j’ai peur que l’on m’en veuille d’oser être optimiste, que l’on me balance des pavés à la gueule à chaque fois que je l’ouvre. J’ai l’impression d’être toujours ce vilain petit canard qui fait chier à péter des paillettes et des cœurs. Mais voilà, c’est ma manière à moi de survivre. De vivre. Et je me suis dit, ce n’est pas normal d’avoir peur de croire en la vie. Alors ce message s’adresse à tous ceux qui fonctionnent comme moi. ♡ ♡ ♡ Je CHOISIS aujourd’hui, et réaffirme plus intensément que jamais, ma volonté de me nourrir de lumière, d’espoir, de compassion et d’empathie. ♡ Soyons le changement que nous souhaitons voir dans le monde. ♡ Gandhi. Avant, je ne voulais pas faire d’enfants car je trouvais cela inhumain, égoïste, et irresponsable. Je ne comprenais pas, ce que mes yeux voyaient comme de l’inconscience pure. Ces anges méritent de vivre dans un beau Monde, de paix et d’amour. ♡ J’ai changé d’avis quand on m’a dit que peut-être, mon enfant changerait le monde. Et je me suis dit, mais si mon enfant peut le faire, alors pourquoi pas moi ? Parce que je n’ai pas le droit de demander cela de mon enfant. De lui faire porter mes envies. Et de lui faire porter cette responsabilité qui ne peut venir que de son ♡ – si elle vient un jour. Car s’il visite notre Terre, ce sera pour le seul et unique but qu’il se réalise lui-même et devienne qui il est. Pour qu’il découvre le bonheur. Peut-être même que mon enfant aura-t’il un handicap. Et alors mon rôle sera de l’accompagner de la même manière. Juste différemment. ♡ Et toujours vers la réalisation de lui-même. Puis un jour mon ♡...

Ouvrir ce nouveau livre...

Ça s’affaire, ça s’affaire ! Préparation, briefing avec mon équipe et chacun de mes responsables d’équipe, pour la première réunion d’affaires du nouveau mandat ce jeudi. Chacun est motivé dans ses fonctions. Je ressens une énergie de folie, un soutien énorme de la part de mes co-membres. Une stimulation puissante avec les Présidentes d’autres groupes, elles démarrent aussi cette semaine. Depuis quelques jours on me demande « tu n’es pas trop stressée? ». Alors je ne veux plus entendre cette question car je vais finir par le devenir. J’ai HATE de démarrer, d’annoncer les objectifs, de les voir se réaliser semaines après semaines. De voir le groupe et chacun des membres augmenter son CA de manière exponentielle. De voir ce dont je suis capable en tant que Présidente. De voir jusqu’où nous pouvons continuer, et aller ensemble avec cette nouvelle équipe. J’adore ce que je ressens en moi, c’est puissant. C’est un challenge. Je n’ai pas la maîtrise de beaucoup de choses, je vais faire des erreurs. Mais je crois en mon équipe pour viser le cap et redresser la barre avant la moindre vague. Je continue de méditer sur le lâcher-prise, pour quand je ne pourrai interférer sur les éléments extérieurs. Accepter de ne pas être parfaite. Accueillir chaque difficulté et chaque frustration comme un cadeau merveilleux pour me dépasser et devenir la personne que je rêve de rencontrer. Pour l’heure, j’ai hâte de découvrir la version 26 de moi-même, d’ouvrir ce nouveau livre, et d’inaugurer cette nouvelle bibliothèque dans ce nouveau Palace dans ce nouveau pays. Dans ce nouveau monde. J’ai peur oui. Mais l’envie, la vie, me convie à cette nouvelle réussite et je souhaite répondre présente à cette invitation. Et tandis que j’écris, mon cœur bat, aligné avec mon corps et avec...

Du savoir et de la connaissance Sep22

Du savoir et de la connaissance...

J’aurai souhaité ne jamais devenir féministe mais ce jour-là je n’ai pas pu rester abstentionniste. J’avais quatorze ans, et mon premier amoureux venait de me quitter sans me tenir au courant – je l’ai su quelques jours plus tard par mon frère, qui l’a su par sa petite amie, qui l’a su par ses copains de lycée, qui l’ont su par mon amoureux. Il s’est défendu : « Les femmes je les respecte, mais toi tu n’en es pas une ». La violence de ces mots a ouvert une brêche, que la société, principalement masculine, n’a cessé par la suite de défoncer. Comme une entaille incisive : tu es inférieure, tu n’as pas le droit à la dignité, au respect, je t’excise symboliquement par la négation de ton être. Je décide que tu n’es pas une femme, et cette décision unilatérale me confère la jouissance de manquer de respect envers toi. Je lui ai répondu « Pourtant je suis une femme en puissance ». Une femme en devenir, avec cette petite graine en moi qui pousse et qui demande à s’épanouir. Quelques mois plus tard ses amis se sont moqués publiquement de moi, et mon âme s’est déchirée face à cette prise de pouvoir assumée. Et glorifiée. Devenant femme, j’ai par la suite vécu la puissance. Non pas celle de la maturité et de mon potentiel adulte. Mais celle de la pleine expansion de cette violence. Elle prend ses racines dans le quotidien, dans chaque regard qui me suit puis m’attaque, dans chaque proposition illégale et décomplexée de ces hommes plus âgés. Dans chaque tentative de crime intime de mon nouveau petit ami. Je suis devenue une femme et le sexisme à mon endroit a grandis de manière proportionnelle à ma maturité sexuelle. J’ai ouvert dans mes tiroirs...

Dans la beauté de la vie Sep19

Dans la beauté de la vie...

La vie est belle. Ce sont certains êtres humains qui ne sont pas beau. Si nous nous tournons vers la lumière et la beauté, alors l’ombre et le laid est derrière nous. Ainsi, nous sommes responsables de notre vie, de notre lumière et de notre beauté. C’est formidable d’avoir conscience de ce pouvoir. Et comme c’est le regard qui guide le mouvement, alors, regarde bien fort ce qui fait battre ton cœur, et ton corps te suivra. Car ce qui est formidable aussi, c’est que ton cœur et ton corps seront là pour toi toute ta vie. Prends en soin. Chérie-les. Remercie-les. Et choisis bien où tu poses ton regard. Car certains êtres humains ne sont pas beau. Alors que la vie est belle. Regarde avec ton cœur. Et avec ton corps, Ils t’emmèneront tous deux Dans la beauté de la...