Le monde attend de tes nouvelles Août21

Le monde attend de tes nouvelles...

Cette nuit j’ai fait un rêve. Je faisais ma rentrée au lycée pour la cinquième année de suite. Distribution du planning, regards condescendants des professeurs, frayeur de tous ces cours au nom barbare à caser de force dans mon agenda d’entrepreneure. Comment allais-je faire ? Dans mon rêve je quintuplais ma terminale parce que dans la réalité cette année-là, j’ai eu des problèmes de santé et je n‘ai jamais passé le bac. En ce moment je vois passer beaucoup de panneau « blague » indiquant aux jeunes que Bill Gates a quitté Harvard et non la sixième de Cergy-Pontoise. Ce tableau me heurte. Pas moi Rosalie adulte, parce que aujourd’hui, je me suis formée pour avoir confiance en moi. J’ai appris ma valeur grâce à la rencontre de personnes bienveillantes qui m’ont fait confiance, donné ma chance. Et certaines aujourd’hui me proposent de m’aider à la hauteur de mes ambitions, me suivent et me supportent dans mes projets. Mais ce tableau heurte la Rosalie enfant, qui se connecte à tous les ados de l’univers, et qui sont, ou ont été, en situation de détresse. Alors je voudrai parler à ces jeunes : La première chose très importante à savoir, c’est que tu es très important. Ensuite, tu n’es pas l’école. Tu n’es pas cette note que l’on t’a attribuée sur une matière qui ne représente pas ta force ni ta beauté. Tu n’es pas ce regard que te lance ton professeur méprisant. Ne lui en veux pas, il a lui aussi des problèmes « d’adulte » (ou d’enfant ?) qu’il n’a pas encore su résoudre. Son regard n’est que le reflet qu’il se porte à lui-même. S’il s’aimait, il te regarderait avec amour. Je pense qu’il est en colère, et triste. Et toi aussi peut-être es-tu triste. Tu...

Toutes les beautés Juil29

Toutes les beautés

La couverture du Women’s Running de août 2015, valorisant une femme très pulpeuse en train de courir, a suscité plusieurs réactions. L’une d’elles survient souvent à chaque fois que la société fait un pas en avant, et met en lumière la beauté d’une femme avec des formes : Les femmes minces deviennent tout d’un coup un « tas d’os » et sont bannies du droit à se sentir belle. Cette idée clive encore une fois les « minces » contre les « pulpeuses », dans une guerre qui détruit, au lieu de rassembler. Toutes les femmes sont belles, les minces, les très minces, les rondes, et les très rondes. Arrêtons cette guerre « mince contre ronde », car la beauté vient du cœur, et est très subjective. Ce point de vue est parfois jugé idéaliste et utopique. Pourtant, il existe autant de mondes différents qu’il y a de personnes sur cette planète. En conséquence, il appartient à chacun de créer son monde. J’ai créé le mien beau et rempli de gens bienveillants, qui font attention les uns aux autres, et souhaitent la réussite de chacun. Mon monde n’est pas une utopie et il est bien réel. Quand je lis « les os je les laisse aux chiens », je me sens personnellement blessée, pour toutes mes sœurs les femmes, qui sont très minces, et en souffrent. Certaines sont malades et leur grande minceur est un symptôme de leur maladie, et elles ont aussi le droit de se trouver belles. Ce qui est important c’est de lutter contre les injonctions de la beauté, de la minceur, de la jeunesse, de la performance, et de la consommation excessive qui en découle. Ce qui est important, c’est que chacune se trouve belle, peu importe son poids, peu importe ce que les magazines et la société disent. Chacune...

Le monde a besoin de ces yeux-là Juil28

Le monde a besoin de ces yeux-là...

Ma chérie, avant de t’endormir l’autre nuit, tu m’as dit que tu voulais être moi, et me voler mon cœur, mes cheveux et mes yeux. Je t’ai demandé pourquoi tu voulais être moi, et tu ne m’as pas répondue. Alors je t’ai demandé pourquoi tu voulais me voler mon cœur, et tu m’as dit « c’est parce que tu es trop belle ». Puis tu t’es endormie. J’ai mis quelques jours à réfléchir de quelle meilleure manière te répondre. Car à cinq ans tu poses plein de questions, tu t’émerveilles sur le monde, et tu t’affirmes. Comme quand je t’ai demandé dans le métro si tu étais d’accord pour marcher vite car la pluie recommençait à tomber. Tu as répondu oui. Ensuite je t’ai demandé si je pouvais te faire confiance, tu as répondu non, et fièrement ! Le monsieur à côté a rigolé. Déjà, je trouve cela super que tu t’affirmes. Tu as le droit de dire non, alors continue de t’entraîner (mais s’il-te-plait pas quand la question est de marcher vite pour ne pas se faire mouiller). Savoir dire non est parfois un cadeau merveilleux que tu te fais, et que tu fais aux autres, ne laisse jamais personne te dire que ton non était un oui. Plus tu sauras dire non, et plus tu sauras dire oui. Car si tu ne sais pas dire non, comment peux-tu savoir, si ton oui était un vrai oui ? Et un vrai oui n’a pas de prix. Pas de chaînes. Un vrai oui te rendra heureuse, libre et fière, te donnera confiance en toi. La confiance en soi, c’est quand tu fais quelque chose de bien, et que tu le sais. Par exemple, tu sais que tu peux faire tes lacets. Tu peux donc avoir confiance...

Les enfants savent ce qui est important pour eux Juil14

Les enfants savent ce qui est important pour eux...

« – Les enfants seuls savent ce qu’ils cherchent, fit le petit prince. Ils perdent du temps pour une poupée de chiffons, et elle devient très importante, et si on la leur enlève, ils pleurent… – Ils ont de la chance, dit l’aiguilleur. » Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry Les enfants savent ce qui est important pour eux. Ils écoutent leur cœur, et le suivent instinctivement. Ils rêvent, créent des liens et s’attachent, et surtout ils vivent. En grandissant, on nous a appris à courir après des choses peu importantes à notre cœur, et on nous a dit que c’était cela, grandir. « Il faut », « tu dois ». Mais c’est qui « il », ce grand gourou déguisé sous toutes les injonctions de notre société ? À force de devoirs, nous avons oublié de voir, nous avons oublié ce que nous aimions, ce que nous rêvions, ce que nous voulions. Bas les masques, haut les cœurs, si le regard est le reflet de mon âme, mon visage en est l’étendard. Aujourd’hui tellement d’adultes sont heureux de devenir parents, et de jouer avec leurs enfants, car ce qu’ils cherchent aussi, c’est leur enfant intérieur, muselé, qui parle et que l’on n’écoute pas. Il est là pourtant, invisible pour les yeux, il hurle parfois d’être entendu. Je vois tant d’adultes changer leur vie professionnelle afin de se rapprocher de leur rêve d’enfant, transformé sainement en rêve d’adulte. Et cela me rend heureuse. Tant d’autres me confient leur désir de se réaliser dans une activité qui nourrisse leur âme, je vois leurs yeux briller, et j’accueille leurs mots comme un cadeau précieux. Et enfin, j’entends ceux qui sont envahis par leurs peurs et blocages. Et j’aimerais alors avoir ce pouvoir magique de mettre ma main sur mon cœur, d’y inspirer toute ma...

Ton rêve d’enfant Juil13

Ton rêve d’enfant...

Ton rêve d’enfant, c’est quoi ? Parce que je crois que la connexion à notre enfant intérieur nous permet de guérir, parce que je crois que si chacun de nous se connecte à son enfant intérieur, il va s’accomplir dans ses talents. Que si chacun s’accomplit dans ses talents, le monde ira mieux, et nous avec le monde. Parce que j’ai un grand espoir pour l’humanité, pour un monde plus juste, plus beau, plus éthique, libéré du racisme, sexisme, spécisme. Parce que je crois que j’ai une belle vie devant moi, et je crois aussi que mon enfant aura une belle vie. Et il y a encore quelques mois je ne voulais pas faire d’enfants, je ne comprenais pas comment pouvait-on accoucher de si belles âmes innocentes dans un monde si injuste, cela me semblait si cruel ! Je souhaitais adopter les enfants de l’univers, les orphelins de l’amour. Et il y a un mois, j’ai entendu le témoignage poignant de trois femmes qui ont vaincu le cancer de l’utérus, en perdant leur utérus. J’ai pleuré avec elles, et des torrents de larmes ont jailli quand l’une d’elle s’est confiée : « Si je ne reproduis pas, l’espèce meurt, et si l’espèce meurt, je meurs ». Et j’ai compris que les gens font des enfants pour ne pas conscientiser leur propre mort, et plus puissant encore, car ils croient en la vie. Les gens ont de l’espoir ! Je ne juge pas les free-child, je les comprends tellement, et il y a tant de raisons que je respecte. Mais aujourd’hui j’ai aussi compris ma mission de vie. Je crois en la Vie, en l’Amour, en la puissance en chacun de nous qui ne demande qu’à se libérer, se redresser, et prospérer. Je crois en la Vie...

Etre moi, avec ma coupe pixie Juil05

Etre moi, avec ma coupe pixie...

Vendredi j’ai coupé mes cheveux, cela m’a pris comme ça, j’avais rendez-vous dix minutes plus tard chez mon coiffeur, je profitais du moment présent à la terrasse d’un café, et mon cœur a parlé. C’était une évidence ! J’étais super excitée qu’il les coupe et en partant je lui ai dit que je me trouvais belle. Waw. Ça aussi je ne m’attendais pas à le dire, et c’est venu spontanément. Et j’ai vécu une journée magique, et le lendemain aussi, j’étais sur mon petit nuage. Puis il y a des personnes qui m’ont dit que ça faisait un peu…. enfin bon, et puis que ça faisait garçon, et puis lesbienne aussi, et puis toujours un peu… Avec une petite moue, un petit soupçon de rejet, de dégoût ou je ne sais quoi, le regard fixe et le visage dur, tu étais mieux avant, ta dernière coupe t’allait si bien, ça faisait FEMININ !! Et je n’ai pas compris. Parce que cela fait 25 ans que j’essaie de me trouver belle, j’ai haï mon corps, mon visage, je me suis donné tant de violence, j’ai tant voulu plaire aux gens, qui m’ont fait tant de mal en retour. Evidemment ! Comment pouvais-je obtenir de l’amour si je ne m’en donnais pas à moi-même ? La semaine dernière j’avais passé des jours merveilleux, décisifs pour mon avenir, je me suis enregistrée sur mon téléphone et j’étais si fière de moi que j’ai finis par une déclaration d’amour et par me dire que je m’aimais ! Et je me suis donnée des conseils à réécouter, et pour croire en moi les jours où je serai plus triste, démotivée, car la personne qui m’accompagnera toujours ce sera moi. Deux jours plus tard j’ai regardé mon corps dans le...