Du savoir et de la connaissance Sep22

Du savoir et de la connaissance...

J’aurai souhaité ne jamais devenir féministe mais ce jour-là je n’ai pas pu rester abstentionniste. J’avais quatorze ans, et mon premier amoureux venait de me quitter sans me tenir au courant – je l’ai su quelques jours plus tard par mon frère, qui l’a su par sa petite amie, qui l’a su par ses copains de lycée, qui l’ont su par mon amoureux. Il s’est défendu : « Les femmes je les respecte, mais toi tu n’en es pas une ». La violence de ces mots a ouvert une brêche, que la société, principalement masculine, n’a cessé par la suite de défoncer. Comme une entaille incisive : tu es inférieure, tu n’as pas le droit à la dignité, au respect, je t’excise symboliquement par la négation de ton être. Je décide que tu n’es pas une femme, et cette décision unilatérale me confère la jouissance de manquer de respect envers toi. Je lui ai répondu « Pourtant je suis une femme en puissance ». Une femme en devenir, avec cette petite graine en moi qui pousse et qui demande à s’épanouir. Quelques mois plus tard ses amis se sont moqués publiquement de moi, et mon âme s’est déchirée face à cette prise de pouvoir assumée. Et glorifiée. Devenant femme, j’ai par la suite vécu la puissance. Non pas celle de la maturité et de mon potentiel adulte. Mais celle de la pleine expansion de cette violence. Elle prend ses racines dans le quotidien, dans chaque regard qui me suit puis m’attaque, dans chaque proposition illégale et décomplexée de ces hommes plus âgés. Dans chaque tentative de crime intime de mon nouveau petit ami. Je suis devenue une femme et le sexisme à mon endroit a grandis de manière proportionnelle à ma maturité sexuelle. J’ai ouvert dans mes tiroirs...

Dans la beauté de la vie Sep19

Dans la beauté de la vie...

La vie est belle. Ce sont certains êtres humains qui ne sont pas beau. Si nous nous tournons vers la lumière et la beauté, alors l’ombre et le laid est derrière nous. Ainsi, nous sommes responsables de notre vie, de notre lumière et de notre beauté. C’est formidable d’avoir conscience de ce pouvoir. Et comme c’est le regard qui guide le mouvement, alors, regarde bien fort ce qui fait battre ton cœur, et ton corps te suivra. Car ce qui est formidable aussi, c’est que ton cœur et ton corps seront là pour toi toute ta vie. Prends en soin. Chérie-les. Remercie-les. Et choisis bien où tu poses ton regard. Car certains êtres humains ne sont pas beau. Alors que la vie est belle. Regarde avec ton cœur. Et avec ton corps, Ils t’emmèneront tous deux Dans la beauté de la...